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COIFFE TREGORROISE Sur un front lisse et pur, finement épinglée, Tu m’évoques ma mère, ô coiffe du Trégor, Et, dans ta conque frêle avec art ciselée, C’est toute la chanson de mon passé qui dort. Comme tu palpitais, pudique, à la veillée, Sur quelque nuque mince aux chastes frisons d’or ! De ton charme longtemps, j’eus l’âme ensorcelée, Et, d’y songer ce soir, mon cœur tressaille encore. Coiffe de mon pays, aucun ruban profane Jamais n’a déparé ta grâce diaphane : Ton élégance est toute en ta simplicité. Les filles du Trégor t’ont faite à leur image : Aussi frais que ton lin sans tache est leur visage Aussi vierge de tout mensonge leur beauté. Anatole LE BRAZ, Poèmes votifs. |
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| La Dérobée est une danse d'origine italienne rapportée par les soldats de Napoléon. Elle fut interdite au début du vingtième siècle, car elle déclenchait des bagarres, le jeu consistant en ce que les hommes dérobent des femmes au passage du cortège. Elle était dansé à Guingamp sur un air écrit par un compositeur belge installé à Guingamp, Thielmans. Elle se danse maintenant en 6 figures qui s'enchainent : le jet d'eau ( les cavaliers se séparent) , le tourniquet à quatre, la traversée des dames ( à quatre )le salut ( à deux ), le pont et le pont dérobé. |