| http://site.voila.fr/bretonnes | Qui suis-je | Liens| Accueil coiffes | Bretonnes en Coiffe | Accueil| M'écrire| Page précédente| |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
![]() | |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
![]() | ||
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Eostiged ar Stangala de Kerfeunteun |
cercle Brug ar Menez de Spézet |
cercle Brug ar Menez de Spézet |
cercle Brug ar Menez de Spézet |
Cercle de Cléguérec |
Kevrenn Alre |
cercle Brug ar Menez de Spézet |
Cercle Pluneret, la Reine des fêtes d' Arvor 2003. |
| Fête de nuit […]Dans la salle s'est élancée une gavotte furieuse et les files de danseurs serrés comme des sardines serpentent en tous sens. […]La danse ressemble à ce qu'était l'andro d'autrefois, mais de loin. Les danseurs se tiennent par le petit doigt, mais lèvent les bras au ciel en poussant de hauts cris. Certains virtuoses se risquent à des figures originales, mais la plupart des vieux, c'est à dire les quadragénaires, boudent, préférant les rythmes fidèles à la tradition. […]Le viquinde, elles reviennent toutes, ils reviennent tous au pays, les étudiants, les étudiants, pour s'éclater, unis dans la danse, accrochés à cette culture comme des berniques sur un rocher, prolongeant dans la fête le rêve d'une campagne où l'on pourra vivre et travailler. Même si demain sera pour la plupart d'entre eux synonyme de départ, de rupture définitive, ils font du fest-noz une messe incantatoire, dansant chaque samedi comme si c'était la dernière fois, avec un enthousiasme qui a parfois des accents de désespoir. Il y aussi les parents, ceux qui ne savent pas danser parce que leur génération était plutôt celle du rock'n'roll et qui poirotent jusqu'à trois heures du matin pour ramener les enfants à la maison. Dédé et Gwenola ne peuvent s'empêcher de pouffer, en reconnaissant le cercle celtique du coin, au premier coup d'œil, ceux là dansent agrippés les uns aux autres, de manière trop parfaite, presque méprisante à l'égard de la populace. […] Enfin, il y a toujours quelques molles, de celles qui ne s'excitent pas et font reposer leurs miches sur les avant-bras de leurs voisins en essayant de ne pas transpirer, au contraire des petits malins qui en font de trop pour impressionner les filles, en sautillant comme des kangourous. Un deux, un deux trois, ça y est, les deux filles entrent dans la danse et les gars les y rejoignent. Bien encadrée, Isabelle ne s'en sort pas si mal. Un deux, un deux trois. Les mollets et les chevilles se doivent d'être solides.
-Ne te contracte pas trop, conseille Gwenola. -Pourquoi les gens ont l'air si sérieux ? demande Isabelle. -Parce que ça se passe à l'intérieur. Reste plus près du sol, ne cherche pas l'originalité, le but est de se dissoudre, pas de se faire remarquer. Dix fois, vingt fois, Isabelle a envie d'arrêter, mais elle tient bon et fait le pari de rester jusqu'à la fin de la danse. La danse devient serrée, puissante et, sur une relance de la bombarde, arrive ce moment indicible, ce moment rare qui, lorsque tu l'as vécu une fois, te donne l'envie de danser tout le restant de tes jours. Gérard ALLE, Un air à faire pleurer la mariée, 2000. |